Quand le yaourt que j'ai acheté aujourd'hui sera périmé, mon homme sera parti depuis une semaine.
Je vis dans les échéances, j'ai dans ma tête un calendrier rempli d'avant et d'après, de tickers qui calculent ce qui se rapproche, ce qui s'éloigne.
Il y a deux ans, on a conçu notre fils.
Il y a bientôt un an, ma grand-mère a perdu la moitié de sa vie.
Dans six mois, c'est le solstice d'été. Il reviendra pour le solstice d'été, profiter avec moi du jour le plus long, de la nuit qui demeure jour, mon jour préféré.
Ce soir, les routes étaient enneigées. On a mis du temps pour rentrer. Il y a exactement deux ans, les routes étaient enneigées et on avait mis du temps pour rentrer.
Je vieillis. Tant d'échéances qu'on attendait ou qu'on redoutait sont à présent nos repères du passé.
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C'est très justement exprimé, bien que cette perception du temps me soit complètement étrangère.
RépondreSupprimerJe vois tout à faire ce que tu veux dire! Les repères temporels sont très personnels. Perso, je vis beaucoup au jour le jour. Et bêtement, le calendrier chrétien rythme mes semaines bien que je ne sois pas du tout croyante...
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